L’association Bonança de la Salanca veut sauver le AA

Avec ses 108 ans, le sardinal dénommé « AA », a subi les outrages du temps. L’association « Bonança » a décidé de le réhabiliter et de le faire naviguer. Un pari engagé que l’association souhaite gagn
Construit à partir de mai 1905 dans les ateliers « Bonafos » de Banyuls, le AA est un sardinal d’une longueur de 10,80 m, 2.92 m de largeur avec un tirant d’eau de 0.70 m.

don avec déduction fiscale

Construit en 1905, dans les ateliers Bonafos de Banyuls sur mer, le AA (Albert-Alexandrine), barque catalane, était dédié à la pêche à la sardine et basé au Barcarès de 1907 à 1970. Puis c’est devenu un bateau de plaisance. Abandonné dans une darce, l’association Bonança l’a récupéré en 2007 pour le sauver. En 2013 elle décide de le remettre en état pour le faire à nouveau naviguer.

Implantée à « la font del port », au sud de l’étang de Salses Leucate, Bonança a pour buts la réhabilitation et la sauvegarde du patrimoine maritime catalan.

 

Aidez nous à remettre le AA sur l’eau en participant à la souscription de la Fondation de France. Elle vous permettra de déduire de vos impôts 66 % du montant de votre don.

 

Par chèque libellé à l’ordre de « Fondation du Patrimoine – le Sardinal le AA » et adressé à la Fondation du Patrimoine 2, bis rue, jules Ferry 34 000 Montpellier, en précisant votre nom ou nom de société et adresse pour recevoir votre reçu fiscal

 

vous pouvez participer par internet sur le site de la fondation du Patrimoine

en cliquant sur le lien suivant

 

http://www.fondation-patrimoine.org/fr/languedoc-roussillon-13/tous-les-projets-636/detail-le-sardinal-le-aa-a-saint-hippolyte-15477#desc

 

Ensemble remettons le « AA » sur l'eau

 

Avec ses 108 ans, le sardinal dénommé « AA », a subi les outrages du temps. L’association « Bonança » a décidé de le réhabiliter et de le faire naviguer. Un pari engagé que l’association souhaite gagner.

 

C’est en 1905 que ce bateau de pêche est construit dans les ateliers Bonafos à Banyuls. Avec un tirant d’eau de 0.80 m, 10.80 m de longueur, 2.90 m de largeur, son port d’attache sera le Barcarès, ses principaux patrons Louis et Maurice Frances. Gréé d’une voile latine, il est équipé d’un moteur Baudouin en 1926. Il pratique la pêche à la sardine jusqu’en 1970. Utilisé ensuite pour la plaisance, il sera entreposé dans une darse au Barcarès. Voué à la destruction, l’association Bonança le récupère et décide de le réhabiliter, pour le faire naviguer à nouveau.

Valeur patrimoniale : si les barques catalanes ont des lignes semblables, sont construites en bois, avec un faible tirant d’eau, elles sont toutes différentes et uniques. Chaque charpentier de marine avait sa signature et utilisait un gabarit qu’il interprétait librement. Par contre, elles ont une particularité, l’emploi du gréement latin. Utilisé sur tout le pourtour méditerranéen, depuis le delta du Nil jusqu’au Maghreb et aux côtes d’Espagne, de France et d’Italie, il est composé d’une grande voile enverguée sur une antenne qui coulisse sur le mât. Cette voile triangulaire, appelée à l’origine « alla trina » (à trois pointes) et dite aujourd’hui voile latine, a joué un rôle primordial dans l'histoire des techniques de la voile. C’est elle qui est à l'origine de toutes les voiles axiales modernes. Son origine semble remonter à l’Antiquité grecque et dès le 6ème siècle, c’est la voile méditerranéenne par excellence. Le moteur à explosion a donné le coup de grâce aux voiles des  bateaux de pêche de petite taille, dont certains, comme la barque catalane, l'avaient conservé dans toute sa pureté originelle.

Un challenge : les barques catalanes portent le nom de « cassous « ou « bettes » pour les plus petits, « nacelles » ou « sardinals » pour les plus grands. Durant des années, les bateaux qui péchaient la sardine et l’anchois, ont navigué à la voile. Les marins qui les pilotaient étaient expérimentés et dotés d’une grande habileté. Dépassées par les nouvelles formes de pêche et les motorisations, ces barques ont été peu à peu « désarmées ». Devenues épaves sur les plages où elles pourrissent, la plupart seront brulées. Le long de la côte catalane, des associations de passionnés se sont mobilisées pour réhabiliter les rescapées et les faire naviguer à la voile sur mer et étang. C’est le cas de l’association Bonança, implantée sur le site de la fount del port de l’étang de Saint-Hippolyte. Une dizaine de bateaux de petites et moyenne taille, ont étés réhabilités et aujourd’hui l’objectif est la remise en état du sardinal « AA ». Pour cela Bonança a confié à  Jérémie Thiell, jeune charpentier de marine, aidé par les membres de l’association, la conduite et la réalisation de ce chantier.

Solidarité : entretenir et faire naviguer une flotte d’une dizaine de bateaux a un coût, que l’association maitrise avec ses fonds propres et l’aide financière des communes de Saint-Laurent de la Salanque, Saint Hippolyte et du Conseil Général des PO. Pour la réhabilitation du « AA », les fonds propres de Bonança ne suffiront pas. Ainsi est née l’idée de faire appel à la solidarité pour réunir matériaux et financements nécessaires à cette réhabilitation. La commune et la Régie des Angles ont répondu présent en offrant le pin sylvestre de la Matte. Philippe Gali, berger à Sansa, l’a transporté gracieusement. Vous pouvez participer à la sauvegarde de ce  monument  du patrimoine maritime catalan en devenant membre bienfaiteur de Bonança. Retrouvez les bénévoles de l’association,  dimanche 23 juin sur le marché de Saint Laurent, ou venez les rencontrer sur leur site le mercredi ou samedi matin. Des bouteilles de vin du Roussillon de la cave de Cases de Pene, au sigle de l’association sont aussi à la vente.